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L’idée m’est venue dans la nuit du 1er septembre. Rien d’innovant concernant ce défi, il doit exister depuis que les hommes ont créé leurs premiers alcools. On rencontre souvent des personnes qui se mettent « à la diète », réussissant ou non à tenir la période décidée. Même sur internet ce défi figure parmi les plus connus. Mais qu’est-ce qui m’a fait vraiment prendre conscience que je devais m’y lancer ? Aucun problème d’alcool je vous rassure, après 17 jours, je peux vous confirmer que je n’en suis pas du tout dépendant. Plutôt une chose simple et qui fera peut-être écho chez vous comme chez la majorité des personnes à qui j’en ai parlé depuis ce début de mois. Lorsque j’ai commencé à réfléchir à ce challenge d’un mois sans alcool, la première réponse que je me suis autofourni (oui je parle souvent avec moi même dans ma tête.. on y cohabite très bien à plusieurs 😉 ) c’est : « tu n’es pas dépendant à l’alcool, du coup tu y arriveras facilement, pas la peine de le faire. » Je me suis ensuite rendu compte que c’était l’argument classique que je me donnais pour ne pas démarrer ce challenge qui va beaucoup plus loin que boire de l’alcool. Il y a tout un enjeu social et personnel bien plus compliqué et ma réponse, que j’ai retrouvée ensuite beaucoup de fois dans mes conversations avec d’autres personnes, n’était qu’un argument basique pour me persuader de ne pas démarrer ce défi plus difficile qu’il n’en a l’air. Une fois cette dimension assimilée, je me suis dit qu’il était temps de se lancer ! Les règles sont simples, du 1er septembre au 30 septembre : zéro alcool. Quels que soient les événements qui se produiront ou les gens que je vais rencontrer, je ne boirai pas, même un verre ou une gorgée. Bonne nouvelle, pour l’instant, je tiens !

 

Quelles sont les raisons de ce défi ?

 

– La raison la plus importante pour que je me lance dans ce défi se trouve être de l’ordre du développement personnel. Je tente d’améliorer ma volonté. Je pense que ma volonté constitue une de mes qualités principales et je ne crois pas en manquer spécialement. Néanmoins, on peut toujours s’améliorer et la marge de progression demeure sans réelle limite. Ce mois sans alcool constitue un test plus difficile qu’il n’y parait. Pour ma part, n’ayant aucune dépendance physique à alcool, je n’ai pas dû me forcer à ne pas boire pour des raisons de santé. Par contre, se battre contre l’importance de l’alcool dans notre société moderne se révèle être une autre histoire. Savez-vous que la première semaine, trois barmans se sont moqués (gentiment) de moi ? Et comment expliquer à vos amis que vous avez décidé de procéder à un mois sans alcool ? Pire, lors des grands événements comme un mariage, un anniversaire ou n’importe quelle grosse fête, les réactions des participants sont parfois à l’opposée les unes des autres. La même soirée on m’a encouragé, dis que j’étais fou, et regardé fortement de travers en se demandant si j’étais un gars « cool ». La pression sociale, exercée de façon consciente ou non par vos connaissances reste la plus difficile à subir pour ces petits défis. C’est un réel test de volonté que de ne pas tout abandonner.

– Ne pas appartenir au monde de « ceux qui boivent » permet d’observer les interactions sociales ainsi que les réactions face à votre challenge. Lors du lancement de ce défi, je ne pensais pas que ça allait être aussi intéressant. Quand on boit, même raisonnablement, on ne fait plus vraiment attention au comportement des gens qui vous entourent. Par contre, sans un verre d’alcool dans le sang, on se rend compte à quel point ceux-ci peuvent être différents avant et après quelques verres. Est-ce que le fait de ne pas boire m’a exclu des soirées ? Pas du tout. Je me suis autant amusé, avec la gueule de bois du lendemain en moins. Il ne faut pas avoir peur de perdre ses amis si on ne prend pas un verre d’alcool avec eux, une fois le cap de l’explication passée (mais franchement, pourquoi tu ne bois pas ?), ils n’y font même plus attention. On peut être aussi fou dans les deux situations et passer de fantastiques soirées.

– Je me dis que si je peux tenir une « épreuve » comme celle-ci, je pourrai en tenir d’autres analogues. Le but d’un challenge comme celui-ci consiste à sortir de sa zone de confort et surtout à l’élargir. Prenons l’exemple d’un discours que vous devez faire devant une centaine de personnes. La première fois, vous êtes tétanisés. Le troisième fois ça va mieux, et la dixième tout roule parfaitement. Vous êtes sorti de votre zone de confort et l’avez agrandi. Ce n’est pas facile de ne pas boire pendant un mois, vous testez votre capacité physique et surtout votre volonté. Une fois cette période passée, des défis de même importance vous paraitront beaucoup plus simples, car vous aurez déjà expérimenté une situation similaire et que vous vous en êtes sorti grandi. C’est ce qu’on appelle du développement personnel :). Se pousser un petit peu pour améliorer l’une ou l’autre de ses capacités.

– La santé : je ne m’inquiétais pas trop pour ce point la, même si les pubs contre l’alcoolisme à la télé mettent bien en avant que l’on pense toujours que c’est les autres qui boivent trop et surtout pas nous; 17 jours après mon dernier verre, aucun souci. Pour ceux qui auraient besoin d’aide pour ce combat important, il existe de nombreux sites internet et associations gratuits et anonymes pour vous aider, voici une adresse dépendant de l’état.

 

Qu’est ce que ce petit défi m’a déjà apporté ?

 

cocktail– Premièrement, savoir que je n’ai pas de problème d’alcool. J’encourage tous mes lecteurs à se lancer dans ce défi rien que pour cette raison; surtout ceux qui s’autoconvainquent qu’eux, ce n’est pas comme les autres, ils n’ont pas de soucis.

– Plus de mal à la tête le samedi, ni le dimanche 🙂 ! Moins de fatigue au réveil d’une grosse soirée, plus en forme pour affronter la prochaine, ou alors pour démarrer la semaine de travail. La gueule de bois n’est pas obligatoire mes amis !

– Une belle économie d’argent :

Un Ice-Tea = moins de 3 euros

Un bon verre de vin = 5 euros

Un verre de whisky en pub = 8 euros

Un verre de whisky, rhum, vodka… en boite = 12 euros

Vous ne buvez pas 5 softs dans la soirée, peut-être deux ou trois au maximum. Par contre les verres de vin et autre spiritueux peuvent vite s’enchainer et faire monter la note. Vous hésitez à vous lancer dans ce défi ? Calculez donc combien vous allez économiser !

– Plus sérieusement, ce challenge a déjà plusieurs fois testé ma volonté et je sais que je l’ai amélioré grâce à cela. Je me suis prouvé que j’étais capable d’aller sur la piste de danse m’amuser au moins autant que les autres sans éprouver une quelconque honte ou gêne. Personne n’a remarqué si j’étais « bourré » ou non, ils n’en avaient rien à faire.

J’ai pu aller parler sans soucis à des personnes que je ne connaissais pas, et même sans alcool, je n’étais pas « hors du coup ».

Je n’ai eu aucune remarque vraiment désagréable ou déplacée pendant ces deux premières semaines, à par quelques petites taquineries bien normales provenant de mes amis. Comme d’habitude, on se fait toujours une montagne de choses qui se déroulent finalement sans accroc.

Bref, même si les situations ne sont pas à première vue toujours évidentes, elles finissent bien mieux qu’attendu. Et puis, quand on se lance un défi, c’est la difficulté qu’on recherche, sinon ça n’a aucun intérêt.

 

Lancez-vous votre propre défi ! Quelques petits conseils :

 

– Parlez-en ! : ici l’aspect social entre de nouveau en ligne de compte. Parlez de votre défi à vos amis et à votre famille; en gros à tous les gens dont l’avis compte pour vous. Une fois que vous en avez parlé, vous ne pourrez plus abandonner. Pas envie d’être vu comme celui qui ne tient pas ses objectifs hein ? Aidez-vous de cette situation pour vous donner un coup de pouce quand vous pensez flancher. En parler sur ce blog me pousse d’autant plus à réussir. Pour qui vais-je passer si je ne tiens pas mes objectifs ici ?

– Définissez une période de temps convenable : concernant mon challenge, un mois c’est assez, mais pas trop court non plus. À quoi rime une semaine sans alcool ? Par contre, une trentaine de jours ça commence à être assez long pour que ça soit difficile (il y aura toujours des occasions ou normalement vous auriez du boire et faire la fête sur un mois), mais pas non plus trop pour vous gâcher la vie. Le but reste d’en sortir plus fort, pas plus malheureux :). Je ne vois pas l’intérêt pour moi de partir sur six mois sans alcool, mais peut-être que pour vous ça aura une résonance.

– Ne pas se lancer ce genre de défis en période classique de résolution, c’est à dire en janvier, au début de l’été ou à la rentrée (oui moi j’ai commencé en septembre, mais la rentré ne signifie plus rien pour moi, je ne suis pas étudiant). Les résolutions, personne ne les tient, et ça m’énerve au plus haut point. Soit vous prenez une résolution et vous la tenez, soit n’en prenez pas. C’est dit !

– Trouver du soutien : votre conjoint, un ami, un membre de votre famille, ou groupe de soutien, toutes ces personnes peuvent vous aider à réaliser vos objectifs et à tenir dans les moments difficiles. Si vous vous lancez un vrai défi, il y en aura beaucoup, et vous aurez besoin de quelqu’un sur qui compter. Attention, ce n’est qu’une aide, vous ne devez pas vous reposer sur une autre personne; vous êtes celui en charge de vous même !

– Aide logiciel : j’ai déjà parlé sur ce blog dans un article de la très bonne application pour smartphone appelé Lift. Elle permet de se créer des habitudes ou d’en supprimer. Je suis inscrit dans la catégorie « no alcohol » et je checke ma petite case tous les jours. Utilisez les outils à votre disposition pour améliorer vos chances de succès !

– Le cadeau : le système de récompense marche pour tout un tas de choses. Ça fonctionne parfaitement pour un défi ! Définissez un cadeau à vous offrir dans le cas d’un succès pour votre challenge. Choisissez quelque chose que vous ne vous seriez pas payé sans ça. La motivation peut jouer sur peu de chose, l’idée d’une récompense marche très bien. Utilisez-la à votre profit ! J’ai déjà défini mon cadeau de fin de challenge.. Mais je n’ose pas en parler ici. 😉

 

Si vous avez trouvé un quelconque intérêt à cet article, je vous serai reconnaissant de le partager sur les réseaux sociaux !

Avez-vous déjà passé un mois sans alcool ? Vous êtes vous déjà lancé ce genre de défis ? Quels autres challenges vous paraitrez intéressant ? Aurez-vous le courage d’en parler ici ?

  1. 18 septembre 2014

    Bonjour Thibaut, cet article est-il là car on vous a fait des remarques par rapport à votre photo de profil (verre à la main) 🙂 ?
    Plus sérieusement, je suis arrivé sur votre blog via la monétisation des sites de niche et je ne saisis pas le sens de votre article ?
    Après c’est un blog où vous parlez de ce que vous souhaitez, y’a pas de soucis, mais je me demandais si cet article n’était pas issu d’une recherche de mot clé qui rentre dans les critères précieux indiqués dans votre blog !?

    • haha, non pas suite à une remarque ;).
      Mon blog n’est pas destiné seulement à la monétisation. Bien qu’il soit tourné vers l’entrepreneuriat sur internet et le webmarketing, je me permets d’écrire des articles sur tous les sujets que je juge important.
      Vous remarquerez que celui ci se trouve dans la catégorie développement personnel/défis 🙂
      À bientot

  2. 18 septembre 2014

    Oups, je n’avais pas vu qu’il se situait dans cette catégorie !!
    Faut peut être que j’arrête de boire ! 🙂 (au moins une heure avant de tenter un mois !)

  3. Bonjour, je suis un nouveau visiteur de ce site, que je feuillette avec beaucoup de plaisir !
    Nous voilà arrivé en octobre, quelles conclusions, quel bilan ?
    Je me suis amusé à faire ça, peu de temps après avoir écrit un article sur les résolutions, il y a un an à peu près. C’était pas trop dur, et même complètement sorti de mes envies après 15 jours.
    Le plus rigolo, ça a été après le défi : le premier demi-verre de vin que j’ai bu une fois le cap du mois complet franchi m’a mis complètement pompette !
    Cette expérience a eu des effets durables, ma consommation d’alcool est restée plus faible qu’avant ce test.
    A propos des défis, quel bilan pour les babyphones, plus d’un an après ?

    • Bonjour michel !
      Le bilan, très positif. Déjà, j’ai tenu le mois entier sans soucis.
      Il faut juste apprendre à dire non avec le sourire et personne ne t’embête bien longtemps :).
      C’est une bonne expérience et j’encourage tout le monde à se lancer des défis (pas forcément au niveau de l’alcool) afin de faire un peu de développement personnel !
      Concernant babyphones, comme indiqué dans les commentaires du dernier article en question, je le laisse tourner pour l’instant. Il faudrait que je rajoute du contenu mais je n’ai pas trop les moyens en ce moment. Il enregistre entre 50 et 75 euros par mois, donc c’est plutot pas mal.

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